Combien de temps d’écran par âge est raisonnable pour un enfant ? La question revient dans toutes les familles, et les réponses lues ici ou là se contredisent parfois. Bonne nouvelle : il existe des repères officiels clairs. En France, ils figurent depuis janvier 2025 dans le carnet de santé remis à chaque naissance. Voici ce qu’ils disent, ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé pour les moins de 5 ans, et quelques idées concrètes pour le moment du coucher.
Une précision, par honnêteté : nous éditons Ninni, une application d’histoires pour enfants. Nous expliquons plus bas comment elle s’inscrit, ou non, dans ces repères.
Les repères officiels en France
Le ministère chargé des Solidarités résume les recommandations par âge sur sa page consacrée aux enfants et aux écrans :
- Avant 3 ans : l’exposition aux écrans est proscrite, y compris en bruit de fond.
- De 3 à 6 ans : l’utilisation doit rester exceptionnelle, strictement limitée à des contenus éducatifs de qualité, toujours sous la supervision d’un adulte et dans un cadre structuré.
- À partir de 6 ans : l’enfant peut commencer à utiliser des appareils numériques, mais toujours avec un suivi parental renforcé.
- À partir de 9 ans : il peut débuter l’usage d’internet, sur des appareils collectifs.
- Avant 13 ans : il est fortement recommandé de commencer par un téléphone non connecté à internet.
- Avant 15 ans : pas d’accès aux réseaux sociaux.
Depuis 2025, l’exposition aux écrans est par ailleurs interdite dans les lieux d’accueil des jeunes enfants (Service-Public.fr).
Ce que recommande l’OMS pour les moins de 5 ans
Dans ses lignes directrices de 2019, l’Organisation mondiale de la santé recommande :
- Avant 1 an : pas d’écran.
- À 1 an : pas de temps d’écran sédentaire (télévision, vidéos, jeux).
- À 2 ans : une heure maximum par jour ; moins, c’est mieux.
- De 3 à 4 ans : une heure maximum par jour ; moins, c’est mieux.
L’OMS encourage, à la place, la lecture et les histoires racontées par un adulte lorsque l’enfant est au calme, et rappelle l’importance d’un sommeil suffisant et régulier : de 10 à 13 heures par jour entre 3 et 4 ans, sieste comprise.
Temps d’écran par âge : le tableau récapitulatif
| Âge | Repères officiels en France | OMS |
|---|---|---|
| Moins de 1 an | Aucun écran, même en bruit de fond | Pas d’écran |
| 1 an | Aucun écran | Pas de temps d’écran sédentaire |
| 2 ans | Aucun écran | 1 h maximum, moins c’est mieux |
| 3 à 4 ans | Usage exceptionnel, contenus éducatifs de qualité, avec un adulte | 1 h maximum, moins c’est mieux |
| 5 à 6 ans | Usage exceptionnel, avec un adulte | Hors du champ des lignes directrices |
| 6 à 9 ans | Appareils numériques avec suivi parental renforcé | Hors du champ des lignes directrices |
| 9 à 13 ans | Internet sur appareils collectifs, téléphone d’abord non connecté | Hors du champ des lignes directrices |
| Avant 15 ans | Pas de réseaux sociaux | Hors du champ des lignes directrices |
Le soir, un moment à protéger
Les repères français insistent particulièrement sur le soir. La page du ministère conseille d’éviter les écrans au moins une heure avant l’endormissement, de ne pas en installer dans la chambre de l’enfant et d’éviter l’écran au réveil. Elle rappelle aussi qu’un usage excessif est associé à une détérioration de la qualité et de la durée du sommeil.
Concrètement, cela veut dire que la dernière heure de la journée gagne à se passer sans télévision, sans tablette et sans téléphone, y compris pour les parents quand c’est possible.
Des alternatives aux écrans au moment du coucher
- Lire une histoire. Un album, un conte, un chapitre de roman pour les plus grands.
- Raconter. Une histoire inventée, un souvenir de quand vous étiez petit, la suite d’une histoire commencée la veille.
- Chanter. Une berceuse ou une comptine douce ; nos comptines anglaises avec traduction en offrent plusieurs.
- Écouter une histoire sans écran. Une histoire audio peut remplacer une vidéo, à condition qu’aucun écran ne reste allumé dans la chambre.
- Parler de la journée. Un moment fort, un moment difficile, puis un câlin.
Pour ceux qui veulent mêler lecture et découverte de l’anglais, notre guide du livre bilingue anglais-français propose des idées adaptées à chaque âge.
Et Ninni dans tout ça ?
Soyons transparents : Ninni est une application. Elle s’utilise sur l’écran d’un téléphone ou d’une tablette et compte donc dans le temps d’écran. Elle propose des histoires illustrées, racontées par de vrais comédiens et comédiennes de doublage, pour les enfants d’environ 3 à 12 ans, ainsi que des sons apaisants pour le sommeil. Les histoires sont en anglais et en turc, pas en français, et l’application est en anglais.
Si vous l’utilisez, voici comment rester dans l’esprit des repères officiels :
- Pas avant 3 ans, conformément aux recommandations.
- Entre 3 et 6 ans, de façon occasionnelle et avec un adulte, comme un moment de lecture partagée plutôt qu’une activité en solo.
- Plutôt en début de soirée, et pas dans l’heure qui précède l’endormissement. Au lit, vous pouvez ensuite raconter l’histoire de mémoire, dans le noir.
Une histoire comme What I Looked at and Saw, où la petite Leli apprend à son chien Latte que l’on voit aussi avec le nez, les oreilles et le cœur, se prolonge d’ailleurs très bien par une promenade où l’on écoute et l’on sent ce qui nous entoure. Le téléchargement est gratuit, les premières pages de chaque histoire sont offertes, et un abonnement avec essai gratuit débloque toute la bibliothèque ; les prix sont indiqués dans l’application. Toutes les histoires sont sur notre page d’histoires en anglais.
Questions fréquentes
Combien de temps d’écran pour un enfant de 3 ans ?
En France, entre 3 et 6 ans, l’usage doit rester exceptionnel, limité à des contenus éducatifs de qualité et toujours accompagné d’un adulte. L’OMS fixe un maximum d’une heure par jour pour les 3 à 4 ans, en précisant que moins, c’est mieux.
Combien de temps d’écran pour un enfant de 6 ans ?
À partir de 6 ans, les repères officiels indiquent que l’enfant peut commencer à utiliser des appareils numériques, toujours avec un suivi parental renforcé. Le soir, la règle reste la même : pas d’écran dans l’heure qui précède l’endormissement ni dans la chambre.
Un dessin animé pour s’endormir, est-ce une bonne idée ?
Les repères officiels conseillent d’éviter les écrans au moins une heure avant l’endormissement et de ne pas en mettre dans la chambre. Mieux vaut un dessin animé plus tôt dans la soirée, puis une histoire lue ou racontée au moment du coucher.
Écouter une histoire pour s’endormir, est-ce une bonne idée ?
Une histoire écoutée sans écran allumé peut être une alternative calme, mais chaque enfant réagit différemment. Si votre enfant a durablement du mal à s’endormir, parlez-en à votre médecin ou à votre pédiatre.
Ninni existe-t-il en français ?
Les histoires de Ninni sont en anglais (et en turc), avec une vraie narration : une façon douce de faire entendre l’anglais aux enfants avant de dormir.

